Enfin
les Travaux!

On en parlait, on en parlait à chaque
Rencontre et il sont là, bien là:
les travaux de réhabilitation de l’Etablissement
Battaglini ont commencé en septembre
2004. C’est donc dans le courant 200
que “U Stablimentu” rénové
et remanié rouvrira ses portes. Le
bâtiment d’une superficie totale
de 3 000 m2 est destiné à accueillir
les participants aux différentes formations
de L’ARIA. L’opération
vise à préserver l’esprit
original du lieu où continueront à
cohabiter la Mairie, la Poste, le Syndicat
Mixte du Giussani, l’Office du Tourisme
et L’ARIA, en se souvenant que des générations
de balanins à partir de 1902 ont fréquenté
ses salles de classes.
Il abritera également une bibliothèque-médiathèque,
des salles de travail et 85 lits pour un hébergement
de qualité en petits appartements et
en dortoirs. Un confort appréciable
qui contribuera sans aucun doute à
valoriser et développer notre espace
de formation.
Nous pourrons notamment répondre aux
nombreuses demandes d’enseignants de
collèges et lycées d’Ajaccio,
Porto-Vecchio ou Antibes et accueillir des
classe transplantées en résidence
de stage théâtre. Nous avons
le temps des travaux pour réfléchir
à l’accueil de nouveaux publics
et à la mise en place de nouvelles
formations afin d’utiliser au mieux
ce nouvel outil, et trouver de nouveaux équilibres.
D’ici là, nos efforts vont se
concentrer sur l’organisation des 8èmes
Rencontres Internationales de Théâtre
en Corse, qui auront lieu du 11 juillet au
13 août 2005. Les stages prévus
pour ce premier semestre 2005 n’auront
donc pas lieu; si les conditions logistiques
le permettent nous les reporterons à
l’automne.
Le stage d’écriture théâtrale
sur l’épopée Battaglini
pourra ainsi avoir lieu in situ et profiter
de cette source inépuisable d’inspiration
que sont ces veilles pierres si chères
au coeur de toute une région.
Photo de Classe
Education Artistique 2004/2005

Le projet d’éducation
artistique en milieu scolaire mené
par L’ARIA se poursuit en 2005 autour
de la photo de classe.
Cette année outre les écoles
d’Olmi-Cappella et de Corbara et l’IME
Pierre Merli d’Antibes, ce projet mené
sur deux ans accueille deux classe de l’Ile
Rousse: une classe de CM1/CM2 de l’école
Albert Camus et une classe de 6ème
du collège Pascal Paoli.
En 2003/2004, l’exploitation de ce thème
a permis de reconstituer une journée
d’école d’avant la Seconde
Guerre Mondiale et pour chaque classe d’en
jouer les différents moments: de la
leçon d’hygiène à
la leçon de morale, des jeux interdits
en cour de récréation à
la leçon d’écriture. L’accent
sera mis en 2004/2005 sur la notion de chronologie
et de patrimoine: chaque classe traitera une
période donnée. Ainsi la photo
de classe d’Olmi-Cappella date de 1895,
celle de Corbara de 1919/20, celle d’Antibes
de 1950, celle de l’école Albert
Camus de 1940, quant aux élèves
de 6ème du collège ils évoqueront
les années 60.
A partir de la photo , chaque élève
choisit un individu composant la photo, qui
devient ainsi un personnage qu’il va
s’approprier en lui donnant un nom,
un âge, un vécu, une histoire,
un “état” au moment de
la photo, une épaisseur. Cette étape
de la construction du personnage amène
à un travail d’écriture
relayé par l’enseignant.
Les élèves tenteront ensuite
de définir la place de leur personnage
par rapport à la classe photographiée.
Ils le feront en fonction de l’évolution
de la construction de chaque personnage par
leurs camarades, puis par la constitution
de la photo de classe elle même: en
imaginant la situation théâtrale
(le jour de la photo, était-ce le matin?
Comment était le photographe? etc...),
les élèves élaboreront
un travail d’improvisations collectives
et de choeur théâtral. Les dernières
séances serviront à “fixer”
la photo de classe:
- Chaque photo de classe ainsi réalisée
se différenciera des autres non seulement
par la diversité des supports mais
par la forme qu’il lui sera donnée.
- Chaque”photo” aura son histoire,
des formes d’expression et des tons
différents.
Des regroupements de classe permettront à
chaque groupe de mesurer l’avancée
de la construction de chaque séquence,
et d’échanger sur ce travail
commun. 3 comédiennes encadrent ce
projet et interviennent une fois par semaine
dans les classes: Christine Ambrosini dans
la classe de Corbara, Elise Orsetti dans la
classe de 6ème du collège Pascal
Paoli, Doria Pazzoni dans les classes d’Olmi-Cappella
et de l’école Albert Camus. Cette
action menée à son terme, la
représentation publique en juin 2005,
fait appel à la créativité,
la sensibilité et l’écoute
des participants.
L’école apprend à comprendre,
à apprendre, à savoir. L’art,
l’art théâtral favorise
une approche sensible du monde. C’est
une autre manière d’apprendre,
un chemin qui fait toute sa place au sensoriel,
à l’affectif, au symbolique,
à l’imaginaire, au plaisir

Atelier
de création à la Maison d’Arrêt
L’atelier de création mis en
place depuis Mai 2004 auprès du quartier
Mineurs de la Maison d’Arrêt de
Borgo devrait se poursuivre en 2005. Christian
Ruspini, comédien qui a participé
à plusieurs reprises aux Rencontres
de Théâtre en Corse continuera
cet atelier dans lequel il s’est beaucoup
investi.
Cet atelier organisé à la demande
de la Protection Judiciaire de la Jeunesse
s’adresse aux mineurs et jeunes majeurs
détenus à la Maison d’Arrêt
de Borgo, et a pour but de réaliser
une production écrite destinée
au montage théâtral voire à
l’édition.
Au cours des ateliers, cet écrit pourra
passer par l’improvisation théâtrale
de situations données.
Ce processus de création guidé
par l’intervenant de L’ARIA doit
amener à la remise en question de soi,
de ses actes et doit tendre vers l’humanité.
Les premiers ateliers qui se sont déroulés
pendant l’été se sont
concentrés sur l’exercice de
la parole:
- A partir de sujets divers tels que l’incarcération,
les rêves, l’ennui (en prison
mais aussi à l’extérieur),
les souvenirs d’enfance, etc...
- A partir de supports tels des enregistrement
ou des articles de journaux.
Ces premiers ateliers ont démontré
l’importance de maintenir une vivacité
d’esprit en milieu carcéral.
L’écriture, la télévision,
l’imagination sont autant d’outils
qui permettent aux jeunes incarcérés
de continuer à rêver, réfléchir,
penser le monde et ce qui l’entoure:
leur propre responsabilité face aux
actes qu’ils ont commis, a été
mise à l’épreuve dans
cet exercice d’ouverture au monde.
A partir de septembre, la production écrite
d’une histoire s’est mise en marche
- chaque jeune a organisé la construction
d’un personnage selon des critères
préalablement établis (âge,
sexe, profession, traits particulier de caractère)
puis un synopsis a pris forme à partir
d’échanges oraux. Ce synopsis
a été la base de travail d’un
stage de 3 jours consécutifs avec l’intervenant
théâtre Christian Ruspini et
Robin Renucci pendant la période de
Noël (du 27 au 29 décembre).
Au cours de cette année d’atelier,
des jeunes sont partis d’autres sont
arrivés; cette alternance n’a
pas remis en cause le processus de création,
mais s’est organisée comme un
passage de relais. Passage qui devrait pouvoir
se poursuivre en 2005 sur le terreau de 2004.
Ce projet est soutenu par la Direction Régionale
de la Protection Judiciaire de la Jeunesse
et par la Direction Départementale
de probation et d’insertion de la Pénitentiaire
et par le Contrat de ville de la communauté
d’agglomération de Bastia.
7èmes Rencontres Internationales
“Il y au an j’ai passé
Noël avec des personnes que je ne connaissais
pas. On a parlé de théâtre,
de Corse, de stage un peu fou où en
trois semaines on montait des spectacles...
D’abord je me suis dit voilà
des vacances intéressantes, ensuite
c’est l’idée du défi
sur moi-même qui s’est imposé.
J’ai vécu des moments très
forts et surtout j’ai compris le début
du “pourquoi on monte sur des planches”.
Alors c’est simplement un grand merci
à tous les Acteurs de ce stage, ceux
qui ont su apporter de l’énergie
sans cacher un brin de faiblesse, ceux qui
se sont tus mais qui ont tout donné.
Je ne sais pas si l’Education Populaire
a un sens aujourd’hui, mais les sentiers
de Corse, en ce qui me concerne en ont pris
un.
La chaussée est accidentée et
elle ne mène pas à Rome mais
elle est comme des portes ouvertes posées
sur de beaux sourires” Léandre
Arribes
“ Ma vision a changé depuis cet
été en Corse où les élèves
ont rencontré les maîtres, où
ceux qui qui viennent après découvrent,
non sans douleur, de quoi ils sont fait, regardent
avec leurs yeux de leurs prédécesseurs
“ce chantier monstrueux qu’ils
abandonnent” pénétrant
avec un respect que l’on voue aux pères,
un monde qui ne leur appartient pas et auquel
ils tendent.
Depuis ce stage passé dans les flancs
d’une montagne parraine, je ne sais
toujours pas ce qui me pousse à aimer
être public en temps que moi, mais je
sais en tant qu’homme pourquoi je veux
être au service d’un art qui s’attache
à rendre vivant ce qu’il incarne,
je n’ai plus le désir de “m’exprimer”,
mais “d’exprimer”, avec
les moyens dont je dispose pour faire entendre
les voix du passé, les voix sur le
papier, les voix qui mènent à
cet endroit précieux où loge
de plus en plus cachée, la sensibilité.
On est tout entier sur les chemins de Corse,
j’ai pris le bus, j’ai pris le
bateau, le train, la voiture et je suis arrivée
dans cet endroit secret où tout est
rendu possible par la force des engagements
pris avant nous, la lune est rousse à
Olmi, la nature est partout, les amis qu’on
y rencontrent seront des compagnons de route
dont on ne pourra plus se défaire,
on comprend qu’il ne tient qu’à
nous de poursuivre, ensemble pourquoi pas,
marchant dans les pas de nos ancêtres
comme des traces dans la neige.
Merci de m’avoir lavé les yeux,
je suis toute petite devant l’empire
de la création, merci, merci.
Merci à toute l’équipe
et à Léandre qui m’a entraîné
dans cette aventure folle.
Amandine
“Je me suis bien amusée en jouant
Karl Valentin avec vous tous. Je remercie
tous les gens qui se sont déplacés
pour nous voir. Je remercie tout particulièrement
toute l’équipe de Karl Valentin
et aussi tous les encadrants qui me suivent
depuis le début des Rencontres. Je
veux remercier tout le monde et dire que les
petits mots que je reçois de chacun
me touchent beaucoup et je n’oublierai
jamais ces bons moments. Il faut dire qu’à
L’ARIA, on se fait beaucoup d’amis,
c’est un grand bonheur, et cette belle
histoire ne finit jamais.
Pour moi, c’est un bon exercice car
j’ai beaucoup de mal à retenir
les textes et heureusement, dans ces moments
qui sont durs pour moi, il y a toujours quelqu’un
pour m’aider.
Un grand merci à Robin et à
tous les encadrants.
J’espère vous voir revenir dans
notre si belle région.”
Danielle Colombani
Pantin
17 spectacles dont les représentations
se sont déroulées sur près
de 2 mois, des textes contemporains, des textes
classiques, des créations ont été
présentés au théâtre
“Au Fil de l’eau” à
Pantin. Ainsi 3 000 spectateurs ont pu voir
ou revoir, “Andromaque” de Jean
Racine, “Les Acteurs de Bonne foi”
de Marivaux, “La Mouette” d’Anton
Tcheckov, “ Le Cercle de Craie Caucasien”
de Bertolt Brecht, “Lella vie et mort
de Danielle Casanova” de Christiane
Schapira, “La Mégère apprivoisée”
de William Shakespeare, “Burlesqu’onférence”
de Gérard Chabanier et Stéphane
Gallet, “Milarepa” d’Eric-Emmanuel
Schmitt...
Un spectateur nous écrit:
“Danièle Gauthier et Catherine
Gotrand m’ont fait passer un des moment
de théâtre auquel on pense toujours
avec le même plaisir. Elles m’ont
permis de découvrir “réellement”,
d’approcher de l’intérieur
la célèbre Palatine, “d’entendre”
cette femme sensible, féroce et bonne,
drôle et droite, sans illusion sur l’univers
frelaté de la cour.
Une heure et demie trop courte; on ne sent
pas le temps passer pendant que défile
le quotidien d’une existence que “l’on
touche du doigt” la Palatine se confie,
elle raconte ses chagrins, ses scrupules,
ses jugements pleins d’esprit et sans
appel.
Catherine Lefrançois a opéré
un choix que l’on devine difficile mais
n’a rien laissé au hasard, pas
une lettre en trop.
Pierre Vial a su jouer des personnages complémentaires
des deux actrices avec une souplesse et une
précision rares.
Plaisir supplémentaire: j’ai
vu mon enthousiasme partagé par une
quantité d’adolescents qui remplissaient
la salle et qui ont suivi le spectacle avec
la même attention et le même plaisir
que le très vieux bonhomme qui vous
remercie encore de ce précieux moment.”
H.Danon
bloc – notes
CALENDRIER
L’ARIA en Corse
De janvier à juin 2005
Education artistique
en milieu scolaire
- Projet autour de la photo de classe regroupant
4 classes de Balagne et une classe de l’IME
d’Antibes.
Représentation publique fin juin.
- Projet d’action culturelle (classe
à PAC) autour de l’autoportrait.
Classe de 6ème du collège Pascal
Paoli de l’Île Rousse.
Atelier de création à la Maison
d’Arrêt de Borgo
Avril 2005
Stage inscrit au plan de formation de l’Académie
de Corse
Public:enseignants
Du 11 juillet au
13 août
“ 8èmes Rencontres Internationales
de Théâtre en Corse”
Stage International d’Art Dramatique
avec des représentations du 6 au 13
août
L’ARIA à
Pantin
De Janvier à
juin 2005:
De nombreux spectacles, conférences,
présentation diverses, lectures dans
les locaux de L’ARIA à Pantin,
20 Rue Delizy
Anne-Marie Lazarini met en espace “Outside/
La vie matérielle”,de Marguerite
Duras du 2 au 19 Février 2005 avec
Jenny Alpha, Judith D’Aleazzo, Coco
Felgeirolles, Sylvie Herbert.
Pour tous renseignements:
Theatre Artistic Athevains, 45 bis rue Richard
Lenoir 75011 Paris.
Tél: 01 43 56 38 32
Florence Bermond, ancienne stagiare des Rencontres
met en scène“Trouble”d’après
Xavier Durringer, au Théâtre
de l’Aktéon, 11 rue du Général
Blaise 75011 Paris (métro St Ambroise/Parmentier)
du 12 janvier au 5 février 2005 à
20heures (mercredi, jeudi,vendredi et samedi).
Réservations: La Louve Aimentée
Tél: 01 43 38 74 62
ou sur
www.akteon.fr
Robin Renucci jouera à partir du 2
février 2005 dans “Le Pianiste”
de Wladyslaw Szpilman aux côté
de Mikhaïl Rudy au piano, au Théâtre
de la Pépinière-Opéra
7, Rue Louis Legrand 75002 Paris tous les
soirs à 21 heures, le samedi à
18 heures et 21 heures.
Renseignements: 01 42 61 44 16
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