ARIA

Oncle Vania

 

ONCLE VANIA à PARIS

Théâtre de l'Athénée

http://www.athenee-theatre.com

13 OCTOBRE 31 OCTOBRE 2010

 

Oncle Vania ou scènes de la vie de campagne. Etrange résonance pour nous qui travaillons sous les châtaigniers millénaires d'Olmi-Cappella en Haute-Corse. L'attachement à la terre, aux arbres , un monde qui se désagrège, le renoncement, l'amour qu'on frôle et qui se refuse, la croyance en un monde meilleur, tous ces thèmes sont évoqués avec acuité dans cette pièce intimiste qui nous renvoie à nos propres tergiversations. Pour moi qui côtoie régulièrement Robin dans son travail, lui proposer d'interpréter Vania c'est la  certitude d'un beau voyage dans l'inconnu avec la garantie que ses qualités d'interprétations donneront à découvrir des aspects méconnus du personnage. Voir René Loyon jouer Sérebriakov, et Danièle Gautier la maman de Vania, cela est une chance. C'est l'histoire d'une famille et c'est aussi l'histoire d'une famille de théâtre. Confier à de jeunes comédiennes  qui sont passées par l'Aria les rôles de Sonia et Héléna  consolide le lien que nous voulons tisser avec l'avenir. La distribution de Laurent Huon dans Téléguine et de moi-même en Astrov complétera le tableau. La simplicité, tel sera le maître mot qui guidera notre travail. Les pièces de Tchekhov sont construites comme des pièces musicales, mais la partition n'est pas romantique. C'est une musique violente, âpre, rugueuse comme l'est la vie à la campagne. Les personnages sont coupés du monde , vivent en autarcie et développent les maladies de l'isolement.

Ce qui me plaît chez Tchekhov, c'est le petit, l'indicible. Il faut laisser le spectateur voyager avec empathie chez tous les personnages. Il ne faut pas juger  mais donner à voir et entendre en toute simplicité.

 

Le  traitement scénique tendra vers la légèreté des formes. Des tables, une balançoire quelques chaises et fauteuils, des éléments venant indiquer différents lieux de l'action sur un plateau vide... « Faire voir les mots (maux) » voilà paraphrasant Copeau telle sera notre ligne de conduite.

Serge Lipszyc

 

Texte : Anton Tchekhov

Texte français : André Markovicz et Françoise Morvan

Mise en scène : Serge Lipszyc

Scénographie : Sandrine Lamblin

Costumes : Jean-Bernard Scotto

Création lumières : Jean-Louis Martineau

Assistanat  mise en scène : Judith d'Aleazzo

 

Distribution

Le professeur Sérébriakov : René Loyon

Eléna Andréevna, sa femme : Judith D'Alleazo

Sofia Alexandrovna ( Sonia) sa fille d'un premier mariage: Estelle Clement-Béalem

Maria Voïnitskaiä, mère de la première femme du professeur : Danièle Gautier

Ivan Petrovitch Voînitski (Vania ) : Robin Renucci

Mikhaîl Lvovtich Astrov, médecin : Serge Lipszyc

Illia Illitch Teleguine, propriétaire ruiné : Laurent Huon

Marina, vieille nourrice : Michèle Gaulupeau

Un valet de ferme : Sylvain Méallet


Contact diffusion

Frédérique Keddari

06 75 02 71 87/ aria_idf@yahoo.fr

 

reunion de famille

 

LA PRESSE

Une éblouissante noirceur

Afin de servir au mieux la beauté d'un langage à la force poétique et musicale évidente, le metteur en scène a joué la simplicité extrême et un esthétisme de bon aloi : un décor minimal (quelques chaises grises, une table et un samovar qui tient quasiment le rôle principal de l'acte d'exposition), un éclairage très pictural et une économie remarquable dans le jeu des comédiens. Si Robin Renucci a déclenché l'enthousiasme de tous par la précision de son phrasé, la justesse du ton et une présence discrète mais capable de faire jaillir d'éblouissantes gerbes d'humanité, le public a aussi beaucoup apprécié René Loyon et sa pureté très classique, Estelle Clément-Béallem, très émouvante dans sa sincérité, ou encore Serge Lipszyc (également metteur en scène) pour sa force de conviction. SUD OUEST

 

Un Tchekhov tout en légèreté. D'inoubliables moments d'humour.

La mise en scène de Serge Lipszyc tend ici vers la légèreté des formes. Quelques éléments de décor signalent les lieux de l'action et laissent la place aux mots - de la pièce de Tchekhov, Gorki avait en son temps déclaré qu'elle constituait « une forme absolument nouvelle dans l'art dramatique, un marteau avec lequel vous cognez sur les crânes vides du public » : une histoire où les personnages s'ennuient, se prélassent toute la journée et où Vania lui-même note qu'il fait ce jour-là « un temps à se pendre avec plaisir ».Chacun s'y sent inutile, a l'impression de perdre son temps dans un domaine qui tombe en ruines : Sofia (Estelle Clément Béallem) qui s'épuise, le professeur Sérébriakov (René Loyon) qui souffre de la goutte ou Ivan Petrovitch (Robin Renucci) qui frise la neurasthénie, le médecin (Serge Lipszyc) qui défend forêts, faune et flore et que Sofia défend avec fougue en expliquant que « lorsqu'il plante un arbre, il voit plus loin, il voit le bonheur de l'humanité ».Et si les personnages dans cette histoire qui paraît ne raconter rien s'ennuient, les spectateurs, eux, sont subjugués par le jeu des comédiens - ils font surgir des moments inoubliables d'humour, et savent faire vibrer leur public. DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE